Une partie de notre équipe continue à peaufiner son bronzage à Sète pour le Worldwide Festival. En cette seconde partie de festival, nos oreilles sont plus que jamais satisfaites et nos portables toujours aussi fournis  de Shazam en tout genre. Il faut dire que ces deux derniers jours étaient exceptionnels avec un Thris Tian plus que surprenant, Poirier, Mala, The Black Madonna, Esa, Atjazz & Julian Gomez, Auntie Flo et un Bradley Zero bouillant.

~

Début de journée avec le producteur de Montréal Poirier et son set tropical. Beaucoup de dancehall et les humeurs se réchauffent sur le soleil de la plage.

~

Bon, Mala c’est pas la première fois qu’il se pointe au Worldwide et ceux qui l’ont déjà vu savent que c’est toujours un moment spécial dans la semaine. Plus puissant que jamais, sa sélection retourne quelques estomacs fragiles et les basses retentissent à des kilomètres à la ronde.

~

On va pas vous le cacher, Thris Tian n’est surement pas le meilleurs des DJs … ses apparitions les années précédentes ont laissé échapper quelques moments perplexes, entre transitions ratées/rattrapées et une selection parfois (trop) pointue. A l’heure où on poste cet article, il vient juste d’être détrôné par Bradley Zero, mais mercredi à 00h15, on lui avait déjà donné la médaille d’or. Une ouverture hip-hop (qui a fait autant de bien qu’un plongeon dans une eau turquoise par 35 degrés) et un virage sur des pépites house, rock et jazz. Un set complet, rafraîchissant, puissant. Parmi tout les shazam que l’on a pu faire il a fallu faire un choix et ce Rift Valley d’Esa (que lui même n’a pas joué sur la plage lors de son set) avait définitivement bon goût.

~

Les Funktion One sont puissantes et on assiste à une véritable jazz rave, Thris Tian semble plutôt content.

~

Esa est l’un des nos DJs, producteur, homme de radio favoris du moment. On s’est donc bien entendu précipité sur la scène de la plage pour ne pas rater une seule seconde de son set. Un visage toujours aussi familier et une sélection pointue, on danse tellement que nos pieds s’enterrent dans le sable. On sort notre portable et on trouve cet édit inconnu qui nous fait tant penser à un certain « Benga Benga » d’Ajukaja.

~

Les deux loustics sont bons, on en doutait pas une seconde. La plage est chaude, on aperçoit toute sorte de maillots et bikini, les anglais sont cuits (à prendre comme bon vous semble) et Atjazz & Julian Gomez font un set sans fautes, qui remue le dancefloor sans le brusquer.

~

Après un (incroyable) live de Shabaka Hutchings & the Ancestors, le dancefloor s’installe, le public pivote et Auntie Flo fait chauffer les esprits. Après une ouverture sur Tony Allen & Africa 70, l’écossais teste le soundsystem.

~

Sorcier de Neue Grafik retenti dans le Théâtre de la mer et la prochaine heure et demi avec Bradley Zero, fraichement arrivé au platines, s’annonce exceptionnelle.

~

On voit pas comment on pouvait s’attendre à ça de la part de Bradley Zero, mais alors vraiment pas.

~

Bradley Zero est un sorcier. Avec des moves de danses bien amples, des dreadlocks qui se baladent dans tous les sens et un sourire révélateur, le patron de Rhythm Section International se régale. Après un début de set house jusqu’au broken beat, coupé décalé ou encore techno, la fin est sombre est puissante avec quelques pépites dubstep. Jugez vous même de la sélection avec cette track de Delfonic et DJ Mettigel sorti sur l’excellent label Money Sex Records – qu’on avait largement sous-estimée aux premières écoutes.