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On est toujours contents de se pointer à Marseille, encore plus pour Marsatac. Bonne chose avec Marseille, oubliez les bobos, la hype et tout ce qui peut vous faire peur dans les différents events où vous allez, plongez juste dans un festival honnête, sans demi-mesure, où l’on sait faire la fête comme il faut !

Et oui… Il y avait un sentiment de fête le 23 et 24 septembre à Marseille. Apres avoir choisi le Dock des suds ou encore les îles du Frioul, Marsatac retourne encore une fois à la Friche de la belle de mai, un lieu qui lui va si bien pour fêter leurs 18 ans d’existence. Cette ancienne usine à tabac offre l’un des meilleurs  décors pour un festival de cette envergure. Et pour célébrer cette majorité bien mérité, dans ce lieu unique, l’équipe de Marsatac (très féminine!) a opté pour une programmation bi-polaire, mais complémentaire. Derrière le slogan « entre chiens et loups », il y avait bien sur ce coté bestial, sauvage, qu’on ne connait peux être pas assez ou que l’on redoute peux être en nous… Mais il y avait aussi cette envie de faire la fête, sauvagement, avec deux genre dominant de nos jours : la techno et le hip hop.

VENDREDI :

17h : début des hostilités de notre part, chez les copains de Radio Grenouille, implantés dans les lieux depuis des années maintenant. On rejoint rapidement Sy (du collectif La Gazo) et l’équipe de Grenouille, qui sont aux manettes d’un plateau radio de 5h. Première bière ouverte, le marathon est lancé, le collectif Horizons débarque pour 1h de mix, suivi de la belle Siska (Watcha Clan) et les interviews s’enchainent avec DJ Djel, les Odezenne (en état d’ébriété avancée) puis du Perfect Hand Crew, ambassadeur de la grime montpelliéraine. L’angoisse du programmateur de festival et du festivalier arrive dans la soirée, on apprend une annulation: celle de Little Simz.

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On fait notre deuil et on se dirige assez rapidement pour aller voir deux légendes du hip hop : Ghostface Killah et Raekwon. Un live puissant et forcément gigantesque vu les deux bonhommes qui se tiennent face à nous. Ceux qui ont été témoins de l’évolution de Ghostface Killah, notamment avec BadBadNotGood ou  Adrian Younge peuvent avoir un certain sentiment de fausse nostalgie avec ce live 100%  « Wu Tang ». On est quand même des gros fans alors on se casse la nuque sans hésiter, l’énergie est là et les tontons régalent, on est là pour faire la fête devant deux membres du Wu Tang, on va pas chipoter n’est ce pas !

Il est environ minuit et beaucoup de possibilités s’offrent à nous, le programme est tendu jusqu’à la fin il faut dire. Dj Djel joue à domicile sur la scène du Cabaret en compagnie d’un live band et de la Fonky Family, qui arrive par surprise. Le public marseillais répond forcément présent comme il a pu se pointer devant Chinese Man & Tumi moins d’une heure auparavant. Une pause s’impose, un pastis dans le gosier on se re-dirige vers le Cabaret pour voir Jazzy Bazz, que l’on ne présente plus. Lors d’une interview, plus tôt dans la soirée, il a longuement discuté de l’évolution du rap français de l’Entourage à nos jours et notamment de son live accompagné de musiciens: on ne peut rater ça. Le résultat est assez impressionnant, un Jazzy Bazz en forme qui offre une performance, il occupe la scène et fait bouger le Cabaret comme il faut : on est conquis. On doit cependant se faufiler en dehors de la salle avant la fin, LE concert de la soirée a déjà commencé et les Flatbush Zombies sont en train de fouler la Cartonnerie.

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La claque est immédiate, les basses envahissent notre corps, nos têtes se mettent a bouger immédiatement et DAMN, le public est présent ! On est sonnés devant la prestation des new yorkais définitivement à la hauteur de leur réputation. On sort de là, le cerveau vidé, sonné avec une certaine envie de continuer à faire la fête, on s’en va pour enchainer avec Lady Leshur et puis surtout la boule d’énergie Alo Wala, fière représentante d’un style de musique encore trop mixte pour y mettre toutes étiquettes. Entre tropical, sonorités indiennes, (beaucoup) de danse et de basses, le résultat live fait l’effet de 10 cafés dans le gosier à 4h du mat’. Le temps d’aller fouler nos derniers pas de danse sur de la UK Garage avec Flava D et puis on est parti, il faut penser a demain maintenant !

SAMEDI :

Apres un réveil difficile, une remise en forme nécessaire, la soirée arrive vite, très vite et on est prêts à se déhancher. Ce soir la musique prends d’autre formes, on part vers une dimension plus club, plus agressive avec une line up orientée techno.

La soirée commence avec les DRMC Soundsystem, collectif marseillais qui prône l’envie de faire bouger leur ville. Apres leur résidence au Baby Club, ils sont projeté sur la scène de la Cartonnerie, le public n’est pas encore assez réceptif, il était peux être trop tôt, mais ne vous en faites pas on était là… La soirée continue et les têtes d’affiches s’enchainent. Le prodige Thylacine arrive à embarquer le public avec son installation live sonore. Puis s’en viennent les frenchies Flavien Berger et French 79 jusqu’à l’anglais Georges Fitzgerald qui nous a servis un set plus techno que ce qu’on aurait pu imaginer.

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Il est désormais 1h du mat, il ne reste plus que quelques heures avant d’oublier Marsatac. Le travail est plus ou moins finit pour notre part, on décide de lâcher prise, complètement. Le timing est assez bon, on assiste à une nouvelle formule live de celui qu’on ne présente plus, Ritchie Hawtin. Nappé dans l’ombre, avec ses instruments, on assiste à l’invocation du démon, les basses sont puissante et obscures, l’allemand a prit possession de la Cartonnerie. Il est environ 2h du matin, la soirée est à son apogée et on arrive vers la performance de ceux que l’on attendais le plus : Paranoid London. On avait peu connaissance de ce duo avant de se rapprocher de la line-up du festival. Et beaucoup de recommandations plus tard, on est à Marseille devant les deux anglais dont l’attitude et la musique nous parlent : ces deux types, qui ont peuit-être la quarantaine, ont du vécu et nous montrent clairement de la passion dans leur live. Il se donnent à fond et le public reçoit ça comme une bénédiction. On approche de la meilleure performance du festival, du moins de ce samedi soir. Le live se finit et Comah arrive (très peu pour nous, désolé …). On s’en va vers Dettmann (Marcel pour les intimes) qui nous livre un set techno, d’une rigueur effrayante. On est toujours là, à bout de force mais on dansera jusqu’a la fin.

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Avec des prises de risques et un choix artistique audacieux, on est sûrs de notre coup : Marsatac va rester une habitude. Tant que Marsatac et Marseille resteront fidèles à eux mêmes, on sera de la partie. Notre confiance est accordée, et cela depuis des années.

A l’occasion, nous avons produit un petit report vidéo de nos 2 jours en immersion dans le festival. Et puis pour les intéressés, l’équipe de Marsatac prévoit une autre édition le 23 et 24 juin prochain au Parc Chanot, à Marseille, TOUJOURS. Vous serez informés en temps et en heure.

MERCI MARSATAC, MERCI MARSEILLE.

http://www.marsatac.com/

http://www.radiogrenouille.com/

Crédits photos :

Flashback : https://goo.gl/VqEvVh

FredB : https://goo.gl/Rbc9Ny

Spectral : https://goo.gl/HLP3nL