Dernier Cri, c’est un peu notre festival d’après-rentrée, histoire de nous remettre en jambe pour la saison hivernale. Un événement pluridisciplinaire où se mêlent dj-sets, lives, projections de documentaires, débats-conférences, expositions et masterclass, le tout gravitant autour de la musique électronique et de ses enjeux. Une semaine de festivités dans les lieux emblématiques de la scène artistique et électronique Montpelliéraine, en compagnie des acteurs qui dessinent le paysage électronique actuel. Un bon moyen d’attiser la curiosité d’un public en quête d’épanouissement, qui se renouvelle chaque année. Il s’agit en outre de proposer une progression et une continuité dans l’oeuvre artistique, de la démocratiser. “À Montpellier pour le Dernier Cri, c’est essayer d’avoir une démarche intellectuelle et pédagogique”, nous expliquait Pascal Maurin, programmateur du Tohu Bohu et du Dernier Cri, lors de notre interview de juillet dernier.

crédit: Luis Pusey


Parlons donc de la programmation.  En guise de mise-en-bouche, l’événement débutera le 25 octobre avec un contest présidé par Paul Nazca. Les hostilités quant à elles commenceront bel-et-bien durant le week-end du 3 et 4 novembre, avec Pablo Valentino en before au Willie Carter Shape. L’insatiable lyonnais et résident du Sucre aura pour mission de faire groover tranquillement tout ce beau monde en vue d’une fin de soirée au Rockstore. On y retrouvera alors l’allemand Konstantin Sibold pour une plongée en eaux troubles (et acides). La température montera progressivement le lendemain au Dieze : l’ambiance électrique des clubs d’
outre-Rhin s’installera à Montpellier le temps d’une soirée, avec Chris Liebing et sa techno industrielle pure et dure. Il sera accompagné d’Amanda en live et de Rhubarb. Un premier weekend bien chargé donc, où la sueur devrait assurément couler à flots.

Prochain rendez-vous ? Le mardi. Et oui, il nous faudra bien 2 jours pour nous remettre de telles festivités. Changement de cadre donc, et place à l’exposition 313ONELOVE de l’allemande Marie Staggat (décidément l’Allemagne semble être à l’honneur cette année), à l’Anacrouse. Une série de clichés qui retrace, en 30 ans, la scène techno dans ce qu’elle a de plus authentique, c’est-à-dire ses débuts à Detroit au travers des portraits de pionniers du genre : Juan Atkins, Kevin Saunderson, Carl Craig, Robert Hood etc.

Puisqu’il est aussi question de pédagogie, l’école des Beaux Arts dédiera la journée du mercredi au triptyque open mix / masterclass / projection, avec entre autres le film étudiant « Where is my Festival », suite de “Where is my Hacienda”. On salue la démarche progressive, puisque son aîné fut proposé l’année dernière. Marjolaine Casteigt, journaliste à Trax Magazine, sera l’invitée du jeudi à la Panacée, accompagnée par Jacqueline Caux, cinéaste et productrice de films indépendants. Il s’agira d’une table ronde autour de la question de la techno à Detroit et de ce qu’elle est devenue de nos jours. Cette dernière présentera à l’occasion son dernier film “Never Stop” au cinéma Diagonal le soir même. Un film poignant et humaniste sur l’émergence et l’effervescence de la techno de Detroit, muée en véritable contre culture au fil des années.

Qui dit week-end de clôture dit nécessairement marquer les esprits une dernière fois. Le 10 novembre, ce sera donc au tour de la salle de concert de Victoire 2 de porter les couleurs de Dernier Cri. Agar Agar, jeune duo et nouvelle tendance française, naviguera comme à son habitude entre synth-pop,  electronica et techno. Leurs récents passages aux Nuits Sonores ou au We Love Green, pour ne citer qu’eux, les ont assurément propulsés dans le peloton de tête de la nouvelle vague électronique française. Derrière eux, c’est Folamour qui reprendra les commandes, avec sa house teintée de funk et de jazz. Le lyonnais fait partie de cette nébuleuse de djs francais, au même titre que Mad Rey ou LB aka Labat, qui apporte un second souffle au territoire depuis quelques années. Enfin, ce sera Chic Type, dj local, programmateur du festival BAZR et de Victoire 2, qui fera monter la température une dernière fois afin de parfaire ce beau line-up.

Enfin, le Black Out vous donne rendez-vous le samedi pour une soirée 100% locale. Les Chineurs de Montpellier partageront les platines avec certains de nos djs, vous balançant nos dernières trouvailles en matière de vinyles lors d’un apéro bien groovy. C’est l’Antirouille qui aura l’honneur de clôturer le festival avec les lives de Voiski, Bohn et de Luca Ruiz, dj et co-programmateur de Dernier Cri.

Plus d’infos sur la programmation et la billetterie par ici.