Devenu en quelques années l’un des fers de lance de la scène hip-hop chicagoane aux côtés de Saba, Noname, ou Chance The Rapper entre autres, le talentueux Mick Jenkins parvient encore une fois à se renouveler tout en conservant sa marque de fabrique. A savoir un rap ciselé, lorgnant aussi bien du côté de la scène hip-hop 90’s que d’un r’n’b/soul éthéré ou même du spoken word. Mais la grande force de cet artiste multi-facettes tient aussi énormément à ses choix d’instrumentales éclectiques et avant-gardistes en soutient de paroles conscientes et introspectives. Pour ce deuxième long-format studio « Pieces of man », en forme de puzzle dans lequel le moindre détail compte, il garde ses attaches et fournit un hip-hop tour à tour jazzy, futuriste ou abstrait. Dans « Pieces of man », Mick Jenkins fait appel à BadBadNotGood et Kaytranada, mais également aux producteurs Black Milk et High Klassified, qui lui offrent tous des beats dignes de son nom. Une oeuvre passionnante et classieuse, sûrement la plus aboutie de sa jeune carrière.