Rappeur, DJ ; la France, la Norvège : Simon Alejandro ne manque ni d’ambition ni d’inspiration. Si a tout juste 24 ans, il comptabilise plus de 3 albums, 3 EP et 7 singles, c’est qu’une bonne moitié de sa vie fut consacrée à la musique. Deux ans auront suffi pour qu’il se connecte avec le beat-maker norvégien, maintenant basé au Danemark, Lars B. Très vite, le DIY continue à rester une évidence et la création de son label Jungelen – entendre « la jungle » – se concrétise. La belle époque boombap 90’s en fond sonore de ces premiers jours, les tendances électroniques du hip-hop actuel gagnent peu à peu la teinte de leur musique. La grime et la trap entrent en jeu, même si les sonorités organiques y conservent une place pré-dominante.
 
Dorénavant entre Paris et Bergen, Simon Alejandro a développé un véritable way of life consacré à la musique. De ses appartements parisiens aux soirées « Jungelen » en Norvège ; entre DJ set tropical et session studio, un équilibre paradoxal se justifie. Entre ces allers-retours, il imagine et produit « Paris EP » avec Lars B. Rejoint par le saxophoniste Jonas Hamre, le trompétiste Andreas Hesserlberg et la chanteuse islandaise Rakel Kristjànsdottir, cinq titres voient le jour. Loin du track grime « jungelen », « Mucho Love » noue avec l’atmosphère atmosphérique et trap de l’EP.
Quand Mads Oliver arrive à Paris en novembre dernier pour filmer le clip de « Mucho Love », Simon Alejandro se trouve au côté d’Ivan Ave – l’ambassadeur norvégien lorsqu’il s’agit de rap.  En une journée, les deux rappeurs scandinaves déambulent dans Paris et captent avec perfection l’aura du morceau.